Photo Benoit Vacherie
Photo Benoit Vacherie

Demain je partirai

Encore un jour perdu et qui me laisse au soir
Seul, face à moi-même et à mon désespoir
Je suis venu hier, un jour, je ne sais plus
Depuis, je vis les jours dans ma cage en reclus
Otage délaissé, silence et solitude
Ne font vivre à mon cœur qu’ennui et lassitude
Esseulé, je subis l’intraitable mesure
D’un temps qui prend son temps, qui s’oublie et qui dure…

De ma souffrance…

Enfermé, déprimé, privé de liberté
Je souffre des méfaits de votre cruauté
Des coups, j’en ai reçu, connu la privation
Puis vécu l’éviction d’une belle affection
Banale est mon histoire ; commun mon abandon
En connaîtrais-je un jour l’indéniable raison ?
Pour autant, croyez-moi, point de méchanceté
Ni de sombre rancœur en mon être affecté
Je veux chercher l’oubli de mon triste abandon
Et vous offrir l’amour, de mon cœur le blason

Mon espoir…

Demain, un autre jour, l’attente de tes pas
L’attente de ta voix, l’attente de tes bras
Enfin tu es venu ; tu me semblais ému
Hélas, en ton regard j’ai lu ta retenue
Quelques mots d’affection, un geste, un câlin
De l’espoir en mon cœur… mais je reste orphelin
Tu n’as pas pris ma main ; tu reprends ton chemin
Renié, sacrifié, serait-ce mon destin ?
Dépité mon aboi ; attristé mon ronron
Museau en léthargie, mon espoir tourne en rond
Bienvenue, toi la nuit ; un peu d’apaisement
Quelques heures l’oubli de mon désœuvrement
Et Morphée m’a pris, consolé, emporté
Dans un monde où rêver devient réalité

Ma joie…

On m’a sorti du box ; vers moi tu es venu
Enlacé est mon corps ; contre ton cœur tenu
Mon cœur est aux abois ; il bat contre le tien
Ton souffle je reçois ; je te fais don du mien
Lascive ta caresse ; ta main en va-et-vient
Vient m’offrir un frisson qui me prend et m’étreint
Sur moi tu as posé tes lèvres en tendresse
Je reçois tes baisers, de l’amour la promesse
Et tu m’as emmené jusqu’à ton lieu de vie
Où le temps prend son temps, se savoure et s’oublie

Hélas…

Bonjour désillusion ; ce n’était qu’un beau rêve
Fantôme le bateau ; échoué sur la grève
Mais je crois en demain, à ce jour qui se lève
Où la réalité épousera mon rêve
Ami, je t’en supplie ! Laisse parler ton cœur
Viens briser mon destin ; viens m’offrir le bonheur
Si tu le veux vraiment, pour toujours franchirai
La porte de mon box ; libre enfin je serai
Et j’irai par les rues, les prés et les sous-bois,
Pattes en déraison et le cœur en émoi
Ou bien je t’offrirai de mes flancs le doux chant
Endormi dans tes bras, contre ton cœur d’enfant
J’espère, non, je crois en un élan d’amour
Qui me verra jouir, dans la douceur des jours
De bien tendres baisers, de lascives caresses
Et vivre l’affection, de ton cœur la noblesse
Oui, demain, avec toi, enfin je partirai
Fidèle à mon serment, mon amour t’offrirai

Ombre et lumière

Un cœur en émulsion, qui s’éprend et qui aime
Qui s’offre sans compter, d’une bonté certaine
De l’aube jusqu’au soir, ou juste quelques heures
Tu restaures nos corps, réconfortes nos cœurs
Tu n’es qu’ombre en ce lieu, mais tu deviens lumière
En te pendant au cou de nos maux et misères
Altruiste est ton agir dans ce monde cruel
En nos ciels encombrés, tu es un arc-en ciel
Alors, merci à toi, toi l’humain au grand cœur
De la cause animale, l’admirable seigneur


Affiche format A2 qui sera offertte à la nouvelle SPA de Belfort début 2027.
Présentation du projet par la ville de Belfort

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