De Franche Comté et de Provence

Belfort !

Je suis parti un jour, ma vie en bandoulière
Derrière moi l’écrin de ma jeunesse altière
J’ai quitté ta cité qui faisait mon bonheur
Pour vivre l’avenir en des saisons d’ailleurs

Provence !

C’est toi qui m’a reçu, en bleu et en chaleur
Tes bras tu m’as ouvert ; je t’ai ouvert mon cœur
Dieu que ton ciel est clair ; qu’il est chaud ton soleil
En ton bleu infini, non, jamais d’arc-en-ciel
Laissé à tous ces ciels encombrés de nuages
Qui retiennent ailleurs le soleil en otage
L’olivier y prospère et tes champs de lavande
Partout sur cette terre te font la propagande
Et toi, fière cigale, à ton pin enlacée
Ton bruyant bruissement fait chanter les étés
Et que serait ton ciel sans ton puissant Mistral
Qui impose en seigneur son souffle magistral
Et puis la mer immense au bout de ton Midi
Et tes plages dorées ouvrant sur l’infini

Franche Comté !

Nostalgique je suis de ma terre natale
Là où le vert est loi, où la forêt étale
Ses feuillus et sapins en habit d’apparat
Dans ce recoin de France, entre Alsace et Jura
Un rien de ton accent colore mon parler
C’est l’amour du terroir qui me le fait choyer
Belfort, fier territoire ; en moi vit ton histoire
De tes combats glorieux j’en respire la gloire
Ton lion a rugi le jour de ma naissance
Et ta ville jolie m’a offert mon enfance
Et si je suis parti vivre ma destinée
De m’avoir enfanté j’en est fait ma fierté
Alors, pas d’abandon ; il me ferait ternir
Ma relation d’amour et tous mes souvenirs

Mes deux amours

Franche Comté, Provence, en un mariage heureux
En duo, en partage, par vous je vis joyeux
Devenues sœurs un jour, pour mon plus grand bonheur
Toutes deux anoblies vous enchantez mon cœur

Cet écrit, cette confidence concerne mon fils Olivier.
À quelque cinquante ans et plus, ainsi partage-t-il son existence entre la terre de Provence où il réside, et sa Franche Comté natale qui le voit assidûment y revenir pour se ressourcer et revivifier ses souvenirs de jeunesse.

@gilbertthomas

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